La situation sécuritaire demeure préoccupante dans la région de Minembwe, en territoire de Fizi, au Sud-Kivu. Selon plusieurs sources locales, de violents affrontements ont opposé, le mercredi 24 juin, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) aux combattants de la coalition armée Twirwaneho et à leurs alliés, présentés comme soutenus par le Rwanda. Les combats se sont déroulés dans les villages d’Ilundu et d’Alengei.

Le groupe armé Twirwaneho accuse les FARDC d’avoir ciblé ses positions au moyen de drones. Des acteurs de la société civile rejettent toutefois cette version des faits, estimant qu’il s’agit d’une tentative de détourner l’attention de la réalité sur le terrain.

Ces nouveaux affrontements viennent alimenter un climat d’insécurité déjà persistant dans cette partie du Sud-Kivu, où les violences se multiplient depuis plusieurs mois.

Une crise humanitaire qui s’aggrave

Selon la société civile locale, les attaques répétées menées par les combattants de Twirwaneho contre les positions reprises par les FARDC provoquent de nouveaux déplacements de populations civiles, aggravant davantage une situation humanitaire déjà préoccupante.

La députée nationale élue du Sud-Kivu, Béatrice Nanvano, confirme cette dégradation de la situation. Elle regrette notamment l’absence d’avancées significatives dans les efforts visant à réduire les tensions entre les différentes parties au conflit.

De son côté, l’administrateur du territoire de Fizi, Samy Badibanga, fait état d’un bilan humain préoccupant. Selon lui, les affrontements ont fait plusieurs victimes et plongé des milliers de personnes dans une situation de grande vulnérabilité.

L’autorité territoriale appelle les différents protagonistes à privilégier un discours d’apaisement afin de favoriser la cessation des hostilités et le rétablissement d’un climat de paix dans la région.

Sur le plan diplomatique, la question de Minembwe a également été abordée lors de la sixième réunion du Comité mixte de surveillance (CMS) consacrée à la situation sécuritaire en RDC. Organisée le mercredi 24 juin à Londres, cette rencontre a permis à Kinshasa et Kigali de réaffirmer leur volonté commune de contribuer à une désescalade des tensions dans cette partie du Sud-Kivu.

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