La Democratic Republic of the Congo a accepté d’accueillir des migrants expulsés des États-Unis qui ne sont pas eux-mêmes Congolais, dans le cadre d’un accord entré en vigueur ce mois-ci, ont indiqué des responsables.

Le ministère de la Communication a déclaré qu’un système de réception temporaire avait été mis en place, tandis que des installations pour accueillir les arrivants ont été sélectionnées dans la capitale, Kinshasa.

Un « soutien logistique et technique » sera fourni par les United States, précise le communiqué publié dimanche, ajoutant que le gouvernement congolais ne supporterait aucun coût financier lié au dispositif.

Le gouvernement n’a pas précisé combien de personnes expulsées seraient acceptées. Les États-Unis ont déjà envoyé des personnes expulsées vers plusieurs autres pays africains dans le cadre de la politique de répression de l’immigration menée par Washington.

Face aux inquiétudes selon lesquelles ces migrants pourraient être renvoyés vers leurs pays d’origine — où certains craignent des persécutions — les autorités congolaises ont indiqué qu’aucun transfert de ce type n’était prévu.

La décision d’accueillir ce que l’on appelle des migrants de « pays tiers » — c’est-à-dire des personnes qui ne viennent ni du pays d’envoi ni du pays d’accueil — s’inscrit, selon le communiqué, dans l’engagement de la RDC envers la dignité humaine, la solidarité internationale et la protection des droits des migrants.

Les autorités congolaises ont également précisé que ce dispositif ne constitue ni un « mécanisme de relocalisation permanente », ni une « externalisation des politiques migratoires ».

Le département d’État américain a déclaré que, bien qu’il ne commente pas les « communications diplomatiques avec d’autres gouvernements », l’administration reste « inébranlable » dans son « engagement à mettre fin à l’immigration illégale et de masse et à renforcer la sécurité des frontières américaines ».

L’administration du président Donald Trump a expulsé des dizaines de personnes vers des pays tiers depuis son arrivée au pouvoir en janvier dernier, dans le cadre de sa politique stricte en matière d’immigration.

Des organisations de défense des droits humains ont condamné cette politique, certaines remettant en question sa légalité.

La RDC rejoint ainsi d’autres pays africains, notamment l’Eswatini, le Ghana et le South Sudan, qui accueillent également des expulsés des États-Unis.

La semaine dernière, huit personnes originaires de différents pays africains ont été expulsées vers l’Uganda.

Selon un rapport minoritaire de la commission des relations étrangères du Sénat américain, l’administration Trump aurait « probablement » dépensé plus de 40 millions de dollars (30 millions de livres sterling) pour les expulsions vers des pays tiers jusqu’en janvier 2026, bien que le coût total reste inconnu.

Les États-Unis ont fourni plus de 32 millions de dollars directement à cinq pays — la Guinée équatoriale, le Rwanda, le Salvador, l’Eswatini et Palau — ajoute le rapport.

Washington négocie également un accord sur les minerais avec la RDC afin d’accéder aux vastes réserves de métaux stratégiques du pays, notamment le cobalt, le tantale, le lithium et le cuivre.

Sous la présidence Trump, les États-Unis ont aussi facilité un accord de paix entre la RDC et le Rwanda, même si sa mise en œuvre reste difficile.

Source: https://bbc.co.uk

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