La République démocratique du Congo (RDC) prévoit de créer une unité paramilitaire pour sécuriser ses importants sites miniers.

L’Inspection générale des mines (IGM), qui supervise les abondants gisements de minéraux critiques du pays, a annoncé lundi la création de cette « garde minière ». Cette unité bénéficiera d’investissements des États-Unis et des Émirats arabes unis, Washington et son allié cherchant à garantir leur accès à ces ressources minières tandis que la RDC lutte contre des groupes rebelles pour le contrôle de l’est du pays, une région en proie à l’instabilité.

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L’IGM a décrit son plan visant à créer une « unité spéciale paramilitaire chargée de sécuriser l’ensemble de la chaîne d’exploitation minière » en RDC. Cette unité sera responsable de la sécurité des sites miniers et du transport des minéraux.

« D’ici fin 2028, un déploiement progressif de plus de 20 000 gardes est prévu, couvrant les 22 provinces minières sous la supervision de l’IGM », a indiqué l’organisme dans un communiqué.

Les recrues suivront une formation de six mois et le premier contingent devrait être déployé en décembre, a-t-il ajouté.

Le président Félix Tshisekedi vise à « assainir l’ensemble du secteur minier en éliminant les pratiques qui vont à l’encontre de la bonne gouvernance, de la transparence et de la traçabilité des minéraux », a déclaré l’inspecteur général des mines, Rafael Kabengele, dans un communiqué.

 

Le programme de 100 millions de dollars est financé par des partenariats avec les États-Unis et les Émirats arabes unis, a indiqué l’IGM.

Ce pays d’Afrique centrale assure environ 70 % de la production mondiale de cobalt, un minerai essentiel à la fabrication des batteries de véhicules électriques et des technologies de défense. Il possède également certains des plus importants gisements de cuivre, de coltan et de lithium au monde.

Les entreprises minières chinoises occupent une position dominante dans le pays. Les États-Unis s’efforcent de réduire cette domination. L’immense richesse du sous-sol alimente également les groupes rebelles.

La RDC et le Rwanda ont signé en décembre un accord visant à mettre fin au conflit dans l’est de la RDC. L’an dernier, ce petit voisin oriental de la RDC a soutenu le groupe armé M23 dans son expansion vers l’est, une région longtemps en proie à la violence et au trafic illicite de minéraux.

L’accord comprend un volet économique destiné à stimuler l’approvisionnement en minéraux stratégiques pour les intérêts américains.

La RDC et les États-Unis ont signé un partenariat minier l’an dernier, en vertu duquel la société américaine Virtus Minerals a racheté le producteur de cuivre et de cobalt Chemaf.

D’autres entreprises occidentales ont également manifesté leur intérêt pour investir, notamment dans des actifs situés en territoire contrôlé par les rebelles.

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