La situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo reste préoccupante, instable et particulièrement éprouvante pour les populations civiles. C’est le constat dressé par le chef de la MONUSCO, James Swan, lors de son intervention devant le Conseil de sécurité des Nations unies, vendredi 26 juin.

Au cours de son exposé, il a indiqué que les affrontements se poursuivent entre l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), appuyée par les Forces de défense rwandaises (RDF), et les Forces armées de la RDC (FARDC), soutenues par les groupes Wazalendo ainsi que, dans certaines zones, par les FDLR.

Selon James Swan, plusieurs foyers de tension continuent de concentrer les combats. Il a notamment cité Rubaya, dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu, les environs de Rutshuru, ainsi que les Hauts Plateaux du Sud-Kivu, particulièrement autour de Minembwe.

Le chef de la MONUSCO a également souligné que ces affrontements se caractérisent par l’utilisation d’équipements militaires sophistiqués, notamment des drones offensifs, de l’artillerie et des armes lourdes. Une situation qui accroît considérablement les risques pour les populations civiles et les infrastructures essentielles.

Par ailleurs, James Swan a fait savoir que l’AFC/M23 s’est retirée de manière partielle de certaines localités du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Toutefois, il a précisé que le mouvement rebelle poursuit l’installation de structures administratives parallèles dans les zones placées sous son contrôle, une évolution qui continue d’alimenter les inquiétudes sur le terrain.

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