De nouveaux combats opposent depuis deux jours les rebelles de l’AFC-M23 à une coalition de groupes Wazalendo dans le village de Muhahirwa, situé dans le groupement Kibabi I, en territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Cette recrudescence des violences intervient à quelques jours du lancement de l’Examen d’État 2025-2026, une situation qui préoccupe fortement la société civile locale, selon une déclaration faite samedi 19 juin 2026.
D’après plusieurs sources locales, des tirs d’armes lourdes et légères sont signalés depuis jeudi dans la zone comprise entre Bibatama et Kasenyi, à proximité de Rubaya, dans la chefferie des Bahunde. Ces affrontements marquent la fin d’une période de relative accalmie observée ces derniers jours dans cette partie du territoire de Masisi.
Les hostilités ont entraîné de nouveaux mouvements de population. De nombreuses familles ont fui leurs villages pour chercher refuge dans des zones jugées plus sûres, tandis que l’insécurité continue de perturber la vie quotidienne des habitants.
Des finalistes confrontés à l’insécurité
La société civile du secteur de Katoyi exprime une vive préoccupation quant à la situation des élèves finalistes du secondaire, dont les épreuves de l’Examen d’État doivent commencer le lundi 22 juin.
Selon le responsable de la sous-division éducative Masisi 4, les centres d’examen Luke 1 et Luke 2, initialement prévus dans le groupement Nyamaboko, avaient déjà été transférés il y a plus d’une semaine vers Kinigi et Rubaya à cause de l’insécurité persistante.
Toutefois, les candidats appelés à composer dans ces centres sont contraints d’emprunter le groupement Kibabi, actuellement touché par les affrontements entre les différentes forces en présence.
La société civile plaide pour un nouveau déplacement des centres
Face à la détérioration de la situation sécuritaire, la société civile estime que les élèves risquent d’être exposés aux conséquences directes des combats. Elle demande aux autorités du secteur de l’éducation d’envisager une nouvelle relocalisation des centres d’examen vers Biriko et Ntoto, dans le territoire voisin de Walikale, où les conditions sécuritaires sont considérées comme plus favorables.
Les acteurs de la société civile redoutent que la poursuite des affrontements n’empêche un grand nombre de candidats de participer aux épreuves nationales, essentielles pour la poursuite de leur parcours académique.

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