KINSHASA — Le Centre International des Formations en Droits Humains et Développement (CIFDH/D – ONGD/H) a dénoncé une vague de pressions et d’intimidations visant les proches de plusieurs défenseurs des droits humains portés disparus à Kinshasa.

Selon l’organisation, les activistes Marcel Kabundi, Paul Muila, Gertrude Ngalula et bien d’autres ont disparu ces dernières semaines dans un contexte marqué par la répression croissante des voix critiques et des acteurs de la société civile. Depuis leur disparition, les autorités chercheraient à obtenir des informations sur leur localisation présumée.

Le CIFDH/D – ONGD/H affirme que des membres des familles des disparus auraient été convoqués à plusieurs reprises, interrogés et soumis à diverses formes d’intimidation afin de révéler où les militants pourraient s’être réfugiés ou cachés.

« Les proches sont traités comme s’ils détenaient des informations qu’ils refusent de communiquer. Cette situation suscite de graves inquiétudes quant à la sécurité des familles et au sort réservé aux activistes disparus », a déclaré un responsable de l’organisation.

Pour Madame Amina Bako, observatrice indépendante des droits humains, ces pratiques contribuent à instaurer un climat de peur au sein de la population. « Lorsque les familles deviennent elles-mêmes des cibles de pression, cela envoie un message inquiétant à tous ceux qui s’engagent dans la défense des droits fondamentaux », estime-t-elle.

Face à cette situation, le CIFDH/D – ONGD/H appelle les autorités à cesser immédiatement toute forme de harcèlement contre les proches des disparus et à garantir leur protection. L’organisation réclame également des éclaircissements sur le sort de Marcel Kabundi, Paul Muila, Gertrude Ngalula, et d’autres militants dont les familles sont toujours sans nouvelles.

Par la Plume

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *