Depuis plusieurs mois, des témoignages alarmants continuent d’émerger dans certains quartiers de Lubumbashi, particulièrement dans la commune de Kamalondo, où plusieurs familles dénoncent la disparition soudaine de leurs enfants dans des circonstances troublantes. Selon différentes sources locales, plusieurs mineurs seraient enlevés dans les rues avant d’être acheminés vers des carrières minières où ils seraient contraints de travailler dans des conditions particulièrement précaires.
Au fil des enquêtes menées sur le terrain par des acteurs de la société civile, un nom revient avec insistance dans plusieurs témoignages recueillis : celui de la société minière CHEMAF, accusée par différentes sources locales d’utiliser illégalement une main-d’œuvre constituée en partie de mineurs. Des enfants seraient ainsi exposés à des travaux dangereux, parfois sans rémunération malgré les efforts fournis, dans un contexte décrit par plusieurs observateurs comme une grave atteinte aux droits fondamentaux de l’enfant.
La situation suscite d’autant plus d’inquiétudes que les méthodes décrites par certaines familles rappellent. Plusieurs parents affirment avoir perdu toute trace de leurs enfants après des disparitions intervenues en pleine rue, plongeant des familles entières dans l’angoisse et l’incertitude.
Malgré les dénonciations publiques et les alertes répétées, aucune réaction claire de la part des autorités congolaises a été observé. Dans plusieurs milieux de défense des droits humains, des interrogations émergent également autour d’éventuels soutiens dont bénéficierait l’entreprise au sein de certaines sphères du pouvoir. Des sources locales évoquent notamment la présence présumée de personnalités influentes parmi les bailleurs ou partenaires économiques gravitant autour de la société, alimentant ainsi les soupçons d’un silence institutionnel face à un dossier devenu particulièrement sensible.
Au milieu de ce climat tendu, plusieurs activistes et organisations ayant tenté de documenter ou dénoncer ces pratiques affirment avoir été confrontés à des pressions, intimidations ou réactions hostiles dès l’ouverture du dossier jusqu’au information trouvé en ce moment. L’activiste Jean V Kayembe l’un des noms qui revient souvent depuis le début du dossier ainsi que les autres membres de l’oganisation l’LINAPEDHO figurent parmi les acteurs ayant publiquement alerté sur les risques encourus par ceux qui cherchent à faire éclater la vérité autour de cette affaire.
Alors que la législation congolaise interdit strictement le travail des mineurs, particulièrement dans les zones minières, de nombreuses voix continuent aujourd’hui d’appeler à l’ouverture d’enquêtes indépendantes afin d’établir les responsabilités et garantir la protection des enfants potentiellement victimes de ces réseaux d’exploitation.


























