La British International Investment (BII) a accordé une ligne de crédit senior de 25 millions de dollars à la Rawbank, la plus grande banque commerciale de la Democratic Republic of the Congo.

Ce financement vise à améliorer l’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que pour les entreprises non liées au secteur minier, un domaine clé pour diversifier l’économie congolaise.

Dans le pays, les entreprises locales souffrent d’un manque de financement à long terme, en particulier les PME et les sociétés hors mines, qui jouent pourtant un rôle important dans la création d’emplois et le développement économique. L’investissement de BII vise à combler ce déficit.

Rawbank, acteur bancaire déjà bien implanté dans le financement des PME et des entreprises, utilisera ces fonds pour élargir ses prêts à ces secteurs, ce qui devrait contribuer à une meilleure inclusion financière et à la création d’emplois.

Le projet s’inscrit dans un montage financier plus large de 265 millions de dollars, soutenu par plusieurs institutions de développement, dont la International Finance Corporation (IFC), Proparco, le OPEC Fund et le eco.business Fund. Ce programme devrait permettre de financer au moins 1 500 PME supplémentaires.

Le gouvernement britannique, via la ministre du développement Baroness Chapman, a présenté ce partenariat comme une transition vers une relation d’investissement plutôt que d’aide traditionnelle, soulignant la création d’emplois et le soutien aux entrepreneurs congolais.

Du côté de BII, Chris Chijiutomi a déclaré que la RDC possède un fort potentiel économique et que ce type d’investissement vise à renforcer un système financier plus résilient dans des marchés difficiles mais prometteurs.

Le directeur général de Rawbank, Mustafa Rawji, a souligné que l’opération permet de mobiliser des capitaux internationaux pour soutenir le financement des PME congolaises, renforcer la production locale et favoriser la création d’emplois durables.

Ce financement s’inscrit également dans une stratégie plus large visant à attirer des investissements privés dans des marchés dits « frontaliers », où l’accès au capital reste limité, avec le soutien de l’initiative Africa Resilience Investment Accelerator (ARIA).

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